Méthodologie
Sources et méthodologie
Les mandats
Mandats, fonctions, territoires, dates et catégories socio-professionnelles proviennent intégralement du Répertoire national des élus publié par le ministère de l’Intérieur, interrogé en direct via l’API tabulaire de data.gouv.fr. Aucune donnée n’est stockée par ce site.
L’appartenance politique
Le Répertoire national des élus ne contient aucune donnée d’appartenance politique. Aucun de ses douze fichiers ne porte de colonne « parti » ou « nuance ». L’information affichée sur ce site provient donc d’un croisement avec d’autres sources officielles, recalculé par la commande npm run partis:build.
Le croisement est exact : une appartenance n’est retenue que si la personne figure dans le Répertoire national des élus avec le même nom, le même prénom et la même date de naissance. Un candidat non élu ou un homonyme approximatif ne peut donc pas être étiqueté par erreur. À l’inverse, une divergence d’état civil entre deux fichiers laisse la personne sans appartenance affichée : mieux vaut une absence qu’une attribution fausse.
Index généré le 2026-08-04 · 8 734 personnes couvertes.
Deux natures de données à ne pas confondre
Groupe politique déclaré
Le groupe auquel l’élu a choisi de s’inscrire au sein de son assemblée. C’est un fait déclaratif, publié par l’assemblée elle-même, et mis à jour en continu.
- Assemblée nationale — députés en exercice — 561 élus
- Sénat — informations générales sur les sénateurs — 343 élus
- Parlement européen — députés en exercice — 81 élus
Le Sénat et le Parlement européen ne publient que le siglede chaque groupe — « UC », « CRCE-K », « S&D » — là où l’Assemblée nationale publie la dénomination complète. Celle-ci est rétablie ici depuis les sites des deux assemblées, le sigle restant affiché à côté : il demeure le nom d’usage, et c’est lui qui tient dans une colonne de tableau.
Nuance préfectorale
Une étiquette attribuée par les services préfectoraux « de manière discrétionnaire », à partir d’un faisceau d’indices concordants. Ce n’est ni une adhésion, ni une déclaration de l’élu : elle peut diverger de l’étiquette dont il se réclame. Le nuançage des municipales de mars 2026 a d’ailleurs fait l’objet d’un contentieux devant le Conseil d’État.
Les couleurs
Chaque appartenance porte la couleur de sa famille politique. Ces rattachements sont des choix d’affichage, non des données sourcées : ni les assemblées ni le ministère n’associent de couleur à leurs groupes ou à leurs nuances. Les cas composites — « union du centre et de la droite », « divers gauche » — reçoivent la couleur de leur famille dominante, ce qui est nécessairement discutable. Une appartenance sans rattachement établi reste sans couleur, plutôt que d’en recevoir une arbitraire.
- Communistes
- La France insoumise
- Socialistes et divers gauche
- Écologistes
- Renaissance et majorité présidentielle
- MoDem
- Horizons
- Les Républicains et divers droite
- Centre et divers centre
- Reconquête
- Rassemblement national et extrême droite
- Extrême gauche
- Droite souverainiste
- Divers et non inscrits
Deux familles emploient un motif rayé bicolore plutôt qu’un aplat. La couleur est portée par une pastille et non par le fond du libellé : aucun texte ne resterait lisible sur un jaune vif ou sur des rayures contrastées.
Les coordonnées publiques
Les fiches des 975 parlementaires portent les coordonnées professionnelles que leur assemblée publie elle-même : courriel, téléphone, site personnel et comptes déclarés sur les réseaux. Chaque assemblée en publie une part différente — l’Assemblée nationale la plus complète, le Sénat le seul courriel.
- Assemblée nationale — acteurs, mandats et organes — 561 élus
- Sénat — informations générales sur les sénateurs — 333 élus
- Parlement européen — députés en exercice — 81 élus
Rien n’est reconstruit. Une adresse absente reste absente, même quand la règle de composition d’une assemblée paraît évidente : on ne devine pas un courriel à partir d’un nom. Rien n’est collecté ailleurs non plus — il ne s’agit pas de rassembler la présence en ligne d’une personne, mais de reprendre ce que son assemblée publie pour qu’on puisse la joindre.
Le refus de publication est une donnée. Le Sénat inscrit « Non public » lorsque le sénateur n’a pas autorisé la diffusion de son adresse : la mention est respectée, et ces élus n’ont pas de courriel affiché.
Aucune des trois assemblées ne publie de compte TikTok. Les adresses postales — siège de l’assemblée et permanence de circonscription — sont publiées mais ne sont pas reprises ici. Index généré le 2026-08-04.
Les déclarations de transparence
Certains élus sont tenus de déclarer leurs intérêts et leur situation patrimoniale auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Leur fiche renvoie alors directement vers les PDF publiés par la HATVP.
Cette source ne publie aucune date de naissance : le rapprochement ne peut reposer que sur le nom et le prénom, qui ne constituent pas une clé sûre. Deux garde-fous s’appliquent donc. Les responsables publics homonymes sont écartés dès la construction de l’index, et le département de la déclaration doit concorder avec un mandat de l’élu avant qu’un lien ne s’affiche. Attribuer à quelqu’un la déclaration de patrimoine d’un homonyme serait un préjudice sérieux : dans le doute, rien n’est affiché.
Toutes les déclarations listées par la HATVP ne sont pas consultables en ligne : celles de situation patrimoniale des parlementaires, notamment, ne peuvent être consultées qu’en préfecture. Rien dans le fichier source ne les distingue des autres — même statut, même indicateur. La disponibilité de chaque PDF est donc vérifiée à la génération de l’index, et seuls les documents réellement servis sont proposés.
La situation patrimoniale, elle, est rarement publique. La loi ne la rend consultable en ligne que pour les membres du gouvernement et quelques autres responsables : celle des parlementaires et des élus locaux ne peut être consultée qu’en préfecture, et sa divulgation est pénalement sanctionnée. Sur les 3 230 responsables publics couverts, seuls 46 voient le contenu de leur déclaration publié en open data — c’est la seule source affichée ici, sans rien y ajouter.
Index généré le 2026-08-03 · 3 230 responsables publics, dont 46 avec situation patrimoniale publiée.
Les votes à l’Assemblée nationale
La fiche des députés donne accès à leur relevé de votes : 311 scrutins sur les 8 434 de la 17e législature. Seuls sont retenus les scrutins qui tranchent sur un texte — vote solennel, motion de censure, vote sur l’ensemble, motion de procédure. Les quelque sept mille votes d’amendements sont écartés : ils représenteraient près de cinq millions de votes nominatifs, pour une lisibilité douteuse.
L’Assemblée ne publie aucune analyse des textes soumis au vote. Chaque scrutin est donc accompagné d’une notice de procédure déduite mécaniquement du titre officiel et du sort du vote — ce que le scrutin tranche, à quel stade de la navette, et ce que son résultat emporte. Cette notice est factuelle et vérifiable.
Le résultat de chaque scrutin est ventilé par groupe politique, et chaque décompte est cliquable : il ouvre la liste nominative des députés qui le composent. Un décompte se vérifie ainsi nom par nom, sans quitter le site. Les députés que le Répertoire national des élus ne recense plus — démission, décès, remplacement — restent cités, mais sans lien de fiche.
La fiche indique enfin un écart à la ligne du groupe : la part des suffrages exprimés où le député a voté autrement que la majorité de son groupe sur ce scrutin. Le dénominateur est le nombre de suffrages exprimés — pour, contre, abstention — que l’on a pu confronter à une position majoritaire : ne pas voter n’est pas voter autrement, et les absences n’entrent pas dans le décompte. La médiane est de 6 %.
Cet écart ne mesure pas une indépendance d’esprit. Les taux les plus élevés reviennent tous au même groupe, celui des indépendants, qui n’a pas de consigne de vote : l’indicateur y reflète la dispersion du groupe, non celle de l’élu. Il en va de même de la réunion des non-inscrits, qui n’est pas un groupe politique. Aucun classement de députés n’est publié — seul le détail, scrutin par scrutin, avec la ligne du groupe affichée en regard pour que l’écart se vérifie.
Une synthèse rédigée peut s’y ajouter, affichée sous la mention explicite « résumé non officiel ». Elle ne provient d’aucune source publique : c’est un texte éditorial, saisi à la main dans src/data/syntheses-scrutins.json et accompagné de sa source. Aucune synthèse n’est générée automatiquement : résumer les enjeux d’un texte politique engage une appréciation, et mieux vaut une absence qu’un résumé approximatif.
Index généré le 2026-09-02 · Scrutins publiés par l’Assemblée nationale
La présence en commission
L’Assemblée publie l’agenda de ses réunions avec, pour chacune, la liste des membres convoqués et leur état : présent, excusé, absent. C’est la seule donnée de présence physique disponible en open data — la présence dans l’hémicycle ne se déduit que des scrutins, où le vote par délégation est admis, et n’en est donc pas une mesure.
Seules les commissions permanentes sont retenues, et seulement pour leurs membres : 1 589 réunions. Un député siège dans une commission permanente et une seule, ce que les 577 acteurs du référentiel vérifient sans exception — le dénominateur est donc comparable d’un élu à l’autre. L’agenda cite aussi un député dans les réunions d’autres commissions, comme rapporteur ou invité, où son absence ne signifie rien : ces mentions, près d’un quart du total, sont écartées. Les groupes d’amitié, délégations et missions d’information le sont également, leurs régimes de convocation étant trop hétérogènes.
L’Assemblée ne publie que les mandats en cours : un député muté de commission y perdrait tout son historique, et 122 d’entre eux sont dans ce cas. L’agenda permet de le retrouver, parce que la fréquence sépare franchement deux populations : un membre est convoqué à 71 % des réunions de sa commission en médiane, un rapporteur ou un invité à 1 %. Une convocation répétée au-delà de 25 % des réunions vaut donc appartenance.
Un taux de présence ne mesure pas l’assiduité d’un élu. Le travail parlementaire ne se tient pas qu’en commission : séance publique, rapports, missions, circonscription. La présidente de l’Assemblée et les présidents de groupe affichent mécaniquement des taux très bas, parce qu’ils siègent ailleurs. Aucun classement n’est publié ; seule la médiane — 46 %, calculée sur les députés convoqués au moins 30 fois — donne l’échelle de lecture d’un pourcentage isolé.
Le partage entre absence excusée et absence simple relève de l’usage de chaque secrétariat de commission : il varie de 7 % à 26 % d’une commission à l’autre et ne se compare pas d’un élu à l’autre. Seule la part des présences le fait. Un état non documenté est compté comme une absence, jamais comme une présence.
Index généré le 2026-08-04 · Agenda publié par l’Assemblée nationale
Le Parlement européen
Le Parlement européen publie deux choses que l’Assemblée nationale ne publie pas ensemble : le registre de présence de chaque séance plénière — la liste signée, présents et excusés — et le détail nominatif des votes par appel nominal. Les fiches des 81 eurodéputés français portent les deux, sur 111 séances tenues depuis le 16/07/2024.
Comme pour l’Assemblée, seuls les votes qui tranchent sur un texte sont retenus : 679 des 5 891 appels nominaux de la législature. Les votes d’amendements, de paragraphes et de considérants en sont écartés — le Parlement les distingue par un champ qui reste vide quand le vote porte sur l’ensemble.
Le registre ne cite que les présents et les excusés. Un eurodéputé absent sans s’être excusé n’y figure pas du tout : le dénominateur retenu est donc le nombre de séances tenues depuis son entrée en fonction, et non le nombre de fois où son nom apparaît — sans quoi un absent chronique afficherait 100 % de présence. Signer le registre atteste d’une présence à l’ouverture, pas d’une participation aux travaux de la journée. La médiane est de 90 %.
Tous les votes ne se font pas par appel nominal. Le vote à main levée, majoritaire en nombre, ne produit aucune liste : un eurodéputé peut siéger toute la journée sans figurer dans un seul décompte nominatif. Un taux de participation aux appels nominaux n’est donc pas un taux de participation aux votes.
Index généré le 2026-08-04 · API de données ouvertes du Parlement européen. Les votes nominatifs ne sont accessibles que sur /meetings/…/decisions en disposition framed-and-included ; /vote-results renvoie les décisions sans leurs votants.
Le Sénat
Le Sénat ne publie ni API ni fichier de scrutins : tout passe par un export SQL intégral de sa base Dosleg, 126 Mo une fois décompressé, qui porte la position de chaque sénateur sur chaque scrutin public depuis 2006 — 1,65 million de lignes. Les fiches des 347 sénateurs en retiennent 261 scrutins sur les 909 tenus depuis la session 2023-2024, la première après le renouvellement de septembre 2023 : ceux qui tranchent sur un texte — vote sur l’ensemble, motion, question préalable, résolution.
Un scrutin public du Sénat n’atteste d’aucune présence. La position de la quasi-totalité des sénateurs y est enregistrée — 348 sur 348 en médiane — parce que le vote est émis par le délégué de chaque groupe. Aucun registre de présence n’est par ailleurs publié, et les colonnes « en séance » de la table des scrutins sont, sur toute la période retenue, rigoureusement égales aux totaux. Aucun taux de présence n’est donc affiché pour les sénateurs, contrairement aux députés et aux eurodéputés. Ce que ces chiffres disent : comment un sénateur se situe, texte par texte, et à quelle fréquence il s’abstient.
Deux singularités de la source méritent d’être signalées, parce qu’elles fausseraient silencieusement les décomptes. Le dump mêle deux encodages d’apostrophe : 381 intitulés portent un octet Windows-1252 écrit tel quel dans un fichier UTF-8, ce qui fait échouer la sélection des votes « sur l’ensemble » sur près de la moitié d’entre eux. Et la colonne « majorité absolue » n’est plus renseignée depuis 2023 : le sort du scrutin se déduit des suffrages exprimés.
Index généré le 2026-08-04 · Base Dosleg publiée par le Sénat. Dosleg ne publiant pas de date de naissance et le Répertoire national des élus pas de matricule, le rapprochement repose sur le nom et le prénom, restreint aux sénateurs ayant voté depuis le renouvellement — ce qui écarte tout homonyme. Un sénateur sur 348 reste sans correspondance.
Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État
Ces deux institutions ne sont pas composées d’élus mais de personnes nommées : elles n’entrent pas dans le Répertoire national des élus, et leurs membres n’ont pas de fiche. Deux pages leur sont consacrées, qui disent qui compose — jamais comment chacun a tranché.
Aucun vote individuel n’existe. Le délibéré est secret dans les deux institutions et la France ne publie pas d’opinions dissidentes, contrairement à d’autres cours constitutionnelles. On connaît le sens de chaque décision, jamais la position de chaque membre. Aucune donnée de présence n’est publiée non plus. Ce n’est pas une lacune de publication qu’un jeu de données viendrait combler : il n’y a rien à indexer.
Le Conseil d’État ne publie pas la liste de ses membres. Sur ses quelque 230 membres, seul l’organigramme est public : vice-président, présidents de section et de chambre, secrétariat général. C’est cela que reprend sa page, et non sa composition.
C’est le seul index du site sans donnée ouverte. Ni l’une ni l’autre ne publie de jeu de données ou d’API : la composition est relevée sur leurs pages officielles et régénérée à la main. Une refonte de site casserait l’analyse — le script vérifie donc ce qu’il a trouvé et échoue plutôt que d’écrire un index tronqué. Index du 2026-08-04.
Les cartes
La cartographie est rendue côté serveur, en SVG : chaque territoire est un lien réel, ce qui la rend utilisable au clavier, imprimable et indexable, sans une ligne de JavaScript. Les effectifs sont agrégés en direct sur le Répertoire national des élus ; seuls les contours sont préparés à l’avance.
C’est la seule donnée du site qui ne vienne pas d’une publication de première main. L’API géographique officielle ne sert plus les contours des départements et des régions — le champ correspondant reste vide à toutes les formes de requête. La source retenue est un dépôt GeoJSON dérivé du découpage administratif de l’IGN, cité en bas de la page cartographique.
Les départements d’outre-mer sont projetés séparément, en médaillons : les réunir à la métropole dans une seule projection réduirait l’Hexagone à un timbre au milieu d’un océan. La projection corrige la longitude par le cosinus de la latitude moyenne, sans quoi la France paraîtrait étirée d’un tiers en largeur. Un aplat de couleur situe sans se lire au dixième près : le tableau qui accompagne chaque carte donne les effectifs exacts.
Ce qui reste hors de portée
- La présence au Sénat. Aucune donnée n’existe, sous aucune forme.
- La présence en séance à l’Assemblée. Elle ne se déduirait que des scrutins, où le vote par délégation est admis : ce n’en serait donc pas une mesure. Seule la commission est comptée.
- NosDéputés.fr, qui calculait des indicateurs de présence en dépouillant les comptes rendus, s’est arrêté à la XVIe législature : ses données ne couvrent plus l’Assemblée actuelle, et son pendant NosSénateurs.fr ne répond plus.
Limites connues
- Couverture partielle. Seuls les parlementaires, les conseillers régionaux et départementaux, et les maires des communes d’au moins 3 500 habitants disposent d’une appartenance publiée. Les conseillers municipaux des petites communes, les conseillers communautaires et les élus des Français de l’étranger n’en ont aucune : la loi ne prévoit pas de nuançage en dessous de ce seuil.
- Nuances datées de l’élection. Pour les conseillers régionaux et départementaux, la nuance est celle de la candidature de 2021 ; pour les maires, celle de la liste de mars 2026. Elle ne reflète pas les évolutions survenues depuis.
- Libellés des nuances. Le ministère publie les codes (
LDVC,BC-UG…) mais pas de table de correspondance exploitable par machine. Les libellés affichés sont reconstitués à partir des circulaires de nuançage ; le code officiel est systématiquement affiché à côté afin que l’information reste vérifiable. Un code non répertorié est rendu tel quel, sans interprétation. - Aucun classement éditorial. Les groupes parlementaires ne sont pas positionnés sur un axe gauche-droite : ce serait une appréciation, pas une donnée. Le bloc de clivage n’est indiqué que pour les nuances, où il est défini par le ministère lui-même.